Cette huitième journée a marqué un moment singulier : pour la première fois, elle s’est tenue hors de Paris, à Villemanoche, commune de l’Yonne partenaire de l’Institut. Un ancrage territorial fort et symbolique, accueilli chaleureusement par François Goglins, Maire de la commune, et salué par les élus de la ville de Flagy, présents pour l’occasion.
Leur participation a révélé quelque chose d’essentiel : les territoires ruraux de métropole et les territoires transocéaniques, pourtant séparés par des milliers de kilomètres, partagent les mêmes fractures — désindustrialisation, désertification des services publics, sentiment d’abandon, déficit d’attractivité. Des réalités communes entre territoires insulaires et ruraux que tout sépare en apparence, mais que tout rapproche dans les faits. Les élus présents ont salué cette connexion inattendue entre des territoires qui ont tout intérêt à grandir ensemble, mais qui ne se connaissent pas encore.
Une question centrale était au cœur des débats : comment réinventer un modèle de développement ancré dans les réalités locales ? Faissoil Soilihi, sociologue, a interrogé le coût réel de la fracture territoriale liée à la désindustrialisation rurale. Siva Grondein et Tino Mickael Herimpitiavana ont exploré les liens entre réindustrialisation et souveraineté alimentaire. Les intervenants ont mis en perspective les défis agricoles face aux impératifs du développement durable. La journée a également ouvert une fenêtre internationale avec les expertises malgaches de Stéphanio Harison et Noé Solo. Martine Noury a conclu sur la néo-industrialisation comme levier d’attractivité — non pas un retour en arrière, mais une réinvention fondée sur les ressources et les savoir-faire propres à chaque territoire.
Pour retrouver l’intégralité des interventions et des échanges, suivez nos publications.

Laisser un commentaire