IDRECOM
Le Think tank des territoires transocéaniques français
DOSSIER D’ARCHIVES
ÉLECTIONS MUNICIPALES
15 et 22 mars 2026
RÉSULTATS, ANALYSES ET RECONFIGURATIONS DU PAYSAGE POLITIQUE DANS L’ENSEMBLE DES TERRITOIRES TRANSOCÉANIQUES FRANÇAIS
Organisation par zone géographique :
Caraïbes · Atlantique Sud-Américain · Atlantique Nord · Océan Indien · Pacifique
Avec un chapitre dédié aux territoires sans élections municipales :
Saint-Barthélemy · Saint-Martin · Wallis et Futuna
Compilation documentaire réalisée par IDRECOM — 31 mars 2026
Avant-propos et note méthodologique
Ce dossier a été constitué par IDRECOM à des fins d’archivage et d’analyse politique. Il documente de façon exhaustive et structurée les résultats des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans l’ensemble des territoires transoéaniques français. Il couvre les territoires dotés de communes — où les élections ont eu lieu — ainsi que les territoires sans communes, pour lesquels une fiche institutionnelle est fournie.
Les territoires sont présentés par zone géographique, dans l’ordre alphabétique au sein de chaque zone, conformément à leur situation géographique réelle.
Convention de lecture
Les paragraphes ordinaires exposent des faits établis, vérifiés sur plusieurs sources concordantes.
Les paragraphes précédés de « Analyse — » présentent une interprétation politique ou une lecture analytique des résultats. Ils engagent la responsabilité éditoriale d’IDRECOM.
Les encadrés violets signalent des analyses ou conclusions synthétiques importantes.
Les encadrés bleus contiennent des citations ou des informations de contexte.
Les notes de fin de chapitre renvoient aux sources primaires avec leurs URLs.
Sources
Ce dossier s’appuie exclusivement sur des sources primaires et des médias spécialisés. Aucun texte n’a été reproduit par copié-collé. Toutes les informations ont été reformulées et synthétisées par IDRECOM. La bibliographie complète figure en fin de document.
Avertissement : Certains résultats font l’objet de contentieux judiciaires en cours à la date de rédaction (Mayotte : Mamoudzou, Bouéni ; Polynésie française : Arutua, Rangiroa ; Guyane : plusieurs communes). Ces situations sont signalées dans le texte.
Vue d’ensemble — Tableau comparatif des neuf territoires
| Zone | Territoire | Communes | Électeurs | Part. T1 | Part. T2 | Nvx maires | Tendance politique |
| Caraïbes | Guadeloupe | 32 | 323 935 | 46,31 % | ~50 % | 8 | Gauche dom., GUSR vs FGPS |
| Caraïbes | Martinique | 34 | ~340 000 | 47,79 % | — | 12 | Fort renouvellement, PPM résiste |
| Atl. S-Am. | Guyane | 22 | ~115 000 | ~48 % | ~47 % | ~7 | Alternances locales |
| Atl. Nord | St-Pierre-et-Miq. | 2 | ~4 500 | ~57–67 % | Pas de T2 | 0 | Stabilité totale |
| Océan Indien | La Réunion | 24 | 712 763 | 57,22 % | 60,37 % | 10 | Gauche renforcée (11/24) |
| Océan Indien | Mayotte | 17 | ~80 000 | ~58 % | ~60–75 % | 12 | LR : 3→7 mairies |
| Pacifique | Nouvelle-Calédonie | 33 | 220 624 | 56,08 % | 58,9 % | ~12 | Loyalistes dom. Grand Nouméa |
| Pacifique | Polynésie française | 48 | 215 521 | 61,94 % | 68,2 % | ~15 | Tavini recule, Tapura résiste |
| — | St-Barthélemy | — | — | — | — | — | Pas d’élections municipales |
| — | Saint-Martin | — | — | — | — | — | Pas d’élections municipales |
| — | Wallis et Futuna | — | — | — | — | — | Pas d’élections municipales |
Zone 1 — Caraïbes (Mer des Caraïbes)
I. GUADELOUPE (971) — 32 communes
1.1 Contexte préélectoral
La Guadeloupe aborde ces élections dans un contexte social tendu, structuré autour de deux enjeux dominants : la crise chronique de l’eau (canalisations vétustes, tours d’eau, création du SMGEAG) et la montée du sentiment d’insécurité, sujet central dans plusieurs campagnes locales.
Le paysage politique guadeloupéen reste dominé par deux grandes familles de la gauche autonomiste : la Fédération Guadeloupéenne du Parti Socialiste (FGPS) et le GUSR (Guadeloupe Unie, Solidaire et Responsable) tenu de main de maître par Guy LOSBAR, président du Conseil départemental. Le scrutin est marqué par le retour très médiatisé d’Ary Chalus, président du Conseil régional, dans son ancien fief de Baie-Mahault, ville qu’il a dirigée entre 2001–2015.
Analyse — Le RN, bien qu’arrivé premier aux européennes 2024 avec plus de 25 % en Guadeloupe, ne parvient pas à convertir cette dynamique nationale en ancrage municipal. Ce décalage entre vote national et vote local est caractéristique de ces territoires.
Ces élections sont aussi le théâtre d’un affrontement, par candidats interposés, des deux têtes d’exécutif opposées sur la question de l’évolution institutionnelle qui agite le microcosme politique guadeloupéen depuis des années. Les enjeux sont nombreux et vont bien au-delà de ces scrutins.
1.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 46,31 % à 17h (323 935 inscrits), en hausse de ~2,5 points vs 2020.[1]
Résultat : 20 communes sur 32 élus au validé la liste élue dès 1er tour. Dans 12 communes des listes sont qualifiées pour le second tour.
| Commune | Élu(e) T1 | Score | Statut |
| Les Abymes | Éric Jalton | 51,45 % | Réélu — gauche |
| Pointe-à-Pitre | Harry Durimel | — | Réélu — gauche |
| Sainte-Rose | Adrien Baron | 87,20 % | Réélu — score exceptionnel pour une commune >10 000 hab. |
| Le Moule | Gabrielle Louis-Carabin | — | Réélue (7e mandat) — bat Justine Bénin, son ancienne protégée |
| Capesterre-Belle-Eau | Jean-Philippe Courtois | — | Réélu |
| Morne-à-l’Eau | Jean Bardail | 53,55 % | Réélu |
| Basse-Terre | — | — | Élu T1 |
| Bouillante | — | — | Droite, élu T1 |
| Deshaies | Alphonse Guillaume | — | Nouveau — Jeanny Marc (5 mandats) ne se représentait pas |
| Vieux-Habitants | Jules Otto | 64 % | Réélu |
| Baillif | M.-Y. Pontchâteau Théobald | 65 % | Réélue |
| Capesterre de Marie-Galante | Jean-Claude Maës | 64 % | Réélu |
| Terre-de-Bas | Gabriel Foy | — | Nouveau — bat la sortante Rolande Nadille Vala |
→ À Sainte-Rose, le score de 87,20 % d’Adrien Baron face à trois listes concurrentes est l’un des plus élevés enregistrés en France pour une commune de plus de 10 000 habitants.
1.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
Participation : 49,81 % à 17h (+3,5 points vs T1).[2]
| Commune | Élu(e) | Score | Statut |
| Baie-Mahault | Michel Mado | 54,83 % | NOUVEAU — bat Ary Chalus (34,04 %) — événement politique majeur |
| Goyave | Jean-Luc Edom | — | NOUVEAU — bat sortant Ferdy Louisy |
| Anse-Bertrand | Daniel Moustache | — | NOUVEAU — bat sortant Édouard Delta |
| Port-Louis | Victor Arthein | — | NOUVEAU — bat sortant Jean-Marie Hubert |
| Saint-Claude | Fabrice Minatchy | — | NOUVEAU — sortante Lucie Weck-Mirre ne se représentait pas |
| Le Gosier | Michel Hotin | — | Réélu — 107 voix d’avance sur Keeter Sylvain |
| Sainte-Anne | Francs Baptiste | — | Réélu |
| Saint-François | Jean-Luc Périan | — | Réélu |
| La Désirade | Loïc Tonton | — | Réélu |
| Grand-Bourg (Marie-Galante) | Maryse Etzol | — | Réélue — 40 voix d’avance seulement |
| Gourbeyre | Claude Edmond | — | Réélu |
| Trois-Rivières | Jean-Louis Francisque | — | Réélu |
1.4 Analyse politique
Analyse — La défaite d’Ary Chalus à Baie-Mahault constitue l’événement politique central du scrutin guadeloupéen. Président du Conseil régional, il revenait dans son ancien fief avec 15 ans de mandats antérieurs. Il est battu par Michel Mado, membre de la majorité sortante représentée par Ary Chalus et, par ailleurs, fils de Paul Mado — le maire dont le décès prématuré en 2001 avait précisément propulsé Chalus à la tête de la commune. La portée symbolique est donc double : politique et dynastique.
⬥ Analyse — La défaite de Chalus le fragilise. Sans l’ancrage municipal de Baie-Mahault – commune stratégique par sa zone économique de Jarry – , son leadership face à la FGPS de Victorin Lurel et au GUSR de Guy LOSBAR sera scruté à l’approche des prochaines élections régionales.
Analyse — La Guadeloupe recule fortement sur la présence des femmes maires : de 7 à 3 (Baillif, Le Moule, Grand-Bourg de Marie-Galante). Quatre femmes maires n’ont pas été reconduites, dont deux qui ne se représentaient pas. Ce recul contraste avec la tendance nationale et avec la position précédemment favorable de la Guadeloupe en la matière. Les citoyens ont surtout tranché la question de l’efficacité des politiques menées sur leur territoire en renouvelant leur confiance à ceux qu’ils pensent avoir réussi leur mandature. À l’inverse, ils ont clairement choisi le changement et amené au pouvoir des nouveaux visages.
Bilan — 8 nouveaux maires sur 32 (25 %). Forte prime aux sortants. Défaite emblématique d’Ary Chalus. Recul du nombre de femmes maires (7→3).
Notes et sources du chapitre
[1] Préfecture de Guadeloupe / Guadeloupe la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/
[2] Outremers360, « Municipales 2026 en Guadeloupe : les sortants face au jugement des urnes ». https://outremers360.com/bassin-atlantique-appli/municipales-2026-en-guadeloupe-les-sortants-face-au-jugement-des-urnes-le-choix-de-la-continuite-ou-de-la-rupture
[3] Parlons Politique, « Baie-Mahault : Ary Chalus perd son fief ». https://www.parlons-politique.fr/politique-locale/municipales-2026-a-baie-mahault-ary-chalus-perd-son-fief-face-a-michel-mado_10825/
II. MARTINIQUE (972) — 34 communes
2.1 Contexte préélectoral
La Martinique aborde ces élections dans un contexte marqué par le mouvement contre la vie chère de fin 2024 (RPPRAC, Rodrigue Petitot), qui a donné naissance au PLP (Pour Le Peuple), nouvelle formation en lice dans plusieurs communes. Deux enquêtes judiciaires touchent le camp progressiste : Serge Letchimy (président de la CTM) et Didier Laguerre (maire de Fort-de-France) sont mis en cause par le PNF.
Le scrutin enregistre un nombre de ballottages inédit depuis 1971 : 14 communes sur 34, contre 7 en 2020. Cette fragmentation traduit la rupture de nombreuses majorités municipales sortantes, dont les équipes se divisent et s’affrontent.
Analyse — La multiplication des candidatures reflète une recomposition profonde du paysage partisan martiniquais, avec trois gauches qui ne parviennent pas à s’unir (PPM, Gran Sanblé, PLP) et la montée de listes citoyennes liées au mouvement Péyi-a.
2.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 47,79 % (contre 39 % en 2020 — hausse de 8,8 points).[3]
Résultat : 20 communes élues dès le T1, 14 communes au second tour.
| Commune | Élu(e) T1 | Statut / Nuance |
| Le Lamentin | — | Gauche, réélu T1 |
| Sainte-Marie | — | Gauche, réélu T1 |
| La Trinité | Patricia Telle | Nouvelle maire — gauche |
| Rivière-Pilote | — | Gauche, réélu T1 |
| Rivière-Salée | André Lesueur | 62,36 % — 7e mandat |
| Ducos | Aurélie Nella | Nouvelle maire |
| Basse-Pointe | Marie-Thérèse Casimirius | Nouvelle maire (femme) |
| Morne-Vert | Angèle Serbin | Nouvelle maire (femme) |
| Saint-Joseph | — | Droite, réélu T1 |
| Saint-Esprit | — | Droite, réélu T1 |
| Le François | Lionel Grandin | 32 ans — le plus jeune maire de l’île (décès du maire sortant) |
| Fonds-Saint-Denis | Henri Romana | Nouveau — retour après un mandat d’absence |
| Fort-de-France | Quadrangulaire au T2 | Laguerre (PPM) 43,4 % — Carole 21,2 % — Moreau (PLP) 20,8 % — Jos (Péyi-a) 10,1 % |
→ Fort-de-France : première fois depuis 2001 que le candidat PPM est contraint au second tour dans la capitale.
2.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
| Commune | Élu(e) | Score | Statut |
| Fort-de-France | Didier Laguerre (PPM) | 50,10 % | RÉÉLU (3e mandat) — résiste à la coalition Carole-Jos |
| Schœlcher | Daniel Chomet | 51,56 % | NOUVEAU — fusion victorieuse avec Sainte-Rose-Rosemond |
| Le Robert | Félix Mérine | — | NOUVEAU — bat Farell François-Haugrin |
| Saint-Pierre | Ludmila Larade-Eustache | 53,25 % | NOUVELLE — alliance T2 décisive — bat Christian Rapha |
| Les Trois-Îlets | Nathalie Grat | 58,32 % | NOUVELLE — fin du règne d’Arnaud René-Corail (depuis 1989) |
| Le Carbet | Gérard Monstin | 46,23 % | NOUVEAU — triangulaire |
| Le Marigot | Cynthia Yerro | 59,60 % | NOUVELLE — bat Joseph Péraste |
| Le Morne-Rouge | Andréa Mauzole | — | NOUVELLE — bat Jenny Dulys-Petit |
| Le Prêcheur | Guylène Joseph-Angélique | — | NOUVELLE — 18 voix d’écart (540/522) |
| L’Ajoupa-Bouillon | Thierry Joachim | — | NOUVEAU |
| Bellefontaine | Servius Charles-Donatien | — | NOUVEAU — seule quadrangulaire du T2 |
| Les Anses-d’Arlet | Eugène Larcher | 52,12 % | RÉÉLU — alliance David Dinal décisive |
| Le Gros-Morne | Gilbert Couturier | — | RÉÉLU (3e mandat) — bat Audrey Thaly-Bardol (CTM) |
| Sainte-Anne | Jean-Michel Gémieux | — | RÉÉLU — 1 541 voix contre 1 366 |
2.4 Analyse politique
Analyse — Fort-de-France reste aux mains du PPM avec seulement 50,10 % dans une quadrangulaire — une victoire à l’arraché pour un parti qui gouverne la capitale depuis Aimé Césaire (1945). L’absence de soutien public de Serge Letchimy pendant la campagne et la présence du PLP (né du mouvement contre la vie chère) signalent une fragilisation interne du camp progressiste.
Analyse — Huit maires sortants sont battus, dont deux membres du Conseil exécutif de la CTM (Arnaud René-Corail et l’alliance d’Audrey Thaly-Bardol). Ce résultat affaiblit directement l’assise territoriale de la CTM et de Serge Letchimy.
⬥ Analyse — La percée féminine constitue l’enseignement positif le plus visible : 8 femmes dirigent désormais une commune en Martinique (25 %), dont 5 nouvellement élues au second tour (Grat, Larade-Eustache, Mauzole, Joseph-Angélique, Yerro). L’association Culture Égalité salue cette progression tout en soulignant que la parité reste lointaine.
Bilan — 12 nouveaux maires sur 34 (35 %). PPM fragilisé mais résistant. Mouvement Péyi-a en percée. Forte féminisation (8 femmes maires).
Notes et sources du chapitre
[4] Martinique la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/martinique/
[5] RCI Martinique, résultats définitifs T2. https://rci.fm/martinique/infos/Politique/Municipales-2026-apres-le-second-tour-la-Martinique-compte-12-nouveaux-maires-Fort
[6] Cap Infos, « Municipales en Martinique : un second tour marqué par le changement ». https://cap-infos.fr/municipales-en-martinique-un-second-tour-marque-par-le-changement/
[7] Outremers360, « Municipales 2026 en Martinique : 20 maires élus dès le premier tour ». https://outremers360.com/bassin-atlantique-appli/municipales-2026-en-martinique-20-maires-elus-des-le-premier-tour-et-une-quadrangulaire-a-fort-de-france
Zone 2 — Atlantique (Amérique du Sud) · Guyane
III. GUYANE (973) — 22 communes
3.1 Contexte préélectoral
La Guyane présente des caractéristiques électorales singulières : plusieurs communes de l’intérieur (Maripasoula, Papaïchton, Camopi, Trois-Sauts) ne sont accessibles que par avion ou pirogue. Le contexte social est marqué par des tensions persistantes liées à l’orpaillage illégal, à l’accès aux services publics dans les communes reculées, et à la sécurité dans les zones frontalières.
Les partis nationaux sont quasi absents du jeu municipal guyanais. Les candidats se présentent sous des étiquettes locales, et les alliances se constituent sur des bases de proximité et de réseaux plutôt que de programmes idéologiques.
3.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 48,61 % global.[4]
Résultat : 16 communes élues dès le T1, 6 communes au second tour.
| Commune | Statut T1 | Information |
| Cayenne | Réélu T1 | Maire sortant reconduit |
| Rémire-Montjoly | Réélu T1 | — |
| Saint-Laurent-du-Maroni | Ballottage T2 | 3 listes maintenues |
| Kourou | Ballottage T2 | Quadrangulaire unique en Guyane — aucune fusion |
| Matoury | Ballottage T2 | Duel serré |
| Mana | Ballottage T2 | Fusion Jadfard-Pavant vs maire sortant |
| Maripasoula | Ballottage T2 | Fusion Abienso-Cazal vs maire sortant |
| Montsinéry-Tonnegrande | Ballottage T2 | Fusion Porthos-Delar |
| Awala-Yalimapo | NOUVEAU T1 | Josy Joseph bat J.-P. Fereira (maire depuis 2001) |
| Grand-Santi | Réélu T1 | Félix Dada — liste unique, 100 % |
| Ouanary | Élu T1 | Alain Mesmin — liste unique, 100 % |
| Saint-Élie | Réélue T1 | Véronique Jacaria — liste unique, 100 % |
| Apatou, Papaïchton, Roura | Réélus T1 | Sous réserve de recours judiciaires déposés |
3.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
Participation : 47 % à 17h (+8 points vs T1 — mobilisation notable dans les 6 communes concernées).
| Commune | Élu(e) | Score | Statut |
| Matoury | Serge Smock | — | RÉÉLU — bat Éline Grand-Émile (MDES) |
| Maripasoula | Jonathan Abienso | 57,02 % | NOUVEAU — bat Serge Anelli (maire depuis 2008) |
| Mana | Albéric Benth | 51,25 % | RÉÉLU — victoire courte après fusion adverse |
| Saint-Laurent-du-Maroni | Lénaïck Adam | 58,49 % | NOUVEAU — succède à Sophie Charles |
| Kourou | — | — | Quadrangulaire — 4 listes maintenues sans fusion |
| Montsinéry-Tonnegrande | Christian Porthos | — | NOUVEAU — fusion Porthos-Delar |
→ Des recours judiciaires ont été déposés dans six communes après le T1 (dont Apatou, Papaïchton, Roura). Ces procédures étaient en cours à la date de rédaction.
3.4 Analyse politique
Analyse — Les alternances à Maripasoula et Saint-Laurent-du-Maroni sont les deux faits politiques majeurs en Guyane. Dans les deux cas, la stratégie de fusion entre candidats a été décisive. Lénaïck Adam à Saint-Laurent représente une nouvelle génération d’élus, issue d’une coalition pluripartite.
Analyse — La Guyane passe de 5 à 4 femmes maires — un recul symbolique. Le nombre très élevé de communes à liste unique dans l’intérieur soulève une question de vitalité démocratique dans ces territoires isolés.
Bilan — ~7 nouveaux maires sur 22. Alternances significatives dans deux communes importantes. Paysage peu structuré par les partis nationaux. Contentieux judiciaires en cours.
Notes et sources du chapitre
[8] Guyane la 1ère, résultats T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/
[9] Guyaweb, résultats en direct. https://www.guyaweb.com/actualites/municipales-2026/municipales-2026-les-resultats-en-direct/
[10] France-Guyane, résultats commune par commune. https://www.franceguyane.fr/actualite/politique/municipales-2026/
Zone 3 — Atlantique (Amérique du Nord) · Saint-Pierre-et-Miquelon
IV. SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON (975) — 2 communes
4.1 Contexte préélectoral
L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon ne compte que deux communes pour environ 6 000 habitants. La campagne s’est jouée dans le froid et la neige. À Saint-Pierre, le duel traditionnel opposait la liste Cap sur l’Avenir du maire sortant Yannick Cambray à Ensemble pour Construire de Martin Detcheverry, qui avait repris le flambeau de Karine Claireaux (ancienne maire pendant 19 ans, devenue sénatrice). À Miquelon-Langlade, une seule liste était en lice.
4.2 Résultats — 15 mars 2026 (tour unique)
| Commune | Maire élu | Score | Part. | Information |
| Saint-Pierre | Yannick Cambray (réélu) | 71,72 % (1 813 voix) | 57,79 % | Bat Martin Detcheverry (28,28 %). Qualifié de « plébiscite » par le camp sortant. |
| Miquelon-Langlade | Franck Detcheverry (réélu) | 100 % (229 voix) | 66,80 % | Liste unique. 105 votes blancs ou nuls expriment une réserve d’une partie de l’électorat. |
4.3 Analyse politique
Analyse — La stabilité est totale. Yannick Cambray obtient 71,72 % — un score de confiance solide qui traduit la prime aux sortants caractéristique des petites communautés insulaires, où la personnalisation du politique est maximale et les candidatures alternatives difficiles à construire.
Analyse — Les 105 votes blancs ou nuls à Miquelon-Langlade (sur 334 bulletins, soit ~31 %) méritent d’être notés : dans une configuration à liste unique, ils constituent l’unique expression possible d’une réserve ou d’un désaccord.
Bilan — Stabilité totale. 0 nouveau maire. Prime aux sortants absolue.
Notes et sources du chapitre
[11] Outremers360, « Municipales 2026 à Saint-Pierre-et-Miquelon : les maires sortants reconduits ». https://outremers360.com/bassin-atlantique-appli/municipales-2026-a-saint-pierre-et-miquelon-les-maires-sortants-reconduits-des-le-premier-tour
[12] SPM la 1ère, soirée électorale. https://la1ere.franceinfo.fr/saintpierremiquelon/
Zone 4 — Océan Indien
V. LA RÉUNION (974) — 24 communes
5.1 Contexte préélectoral
La Réunion présente le paysage politique le plus structuré des territoires ultramarins. À gauche : la Plateforme réunionnaise (PS/Ericka Bareigts) et l’Union des forces progressistes/UFP (liée à Huguette Bello, présidente de Région). À droite : Cyrille Melchior, président du Département, qui a fondé le mouvement Nouvel R pour fédérer les élus de droite. Le RN dispose d’un député et d’un maire (La Plaine-des-Palmistes) après les législatives.
Le premier tour consacre la prime aux sortants : 14 maires sur 24 élus le 15 mars. Le second tour réserve de nombreuses surprises et constitue une bascule politique nette en faveur de la gauche.
5.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 57,22 % (contre 50,3 % en 2020).[5]
| Commune | Élu(e) T1 | Score | Nuance |
| Saint-Denis (chef-lieu) | Ericka Bareigts | 62,21 % | PS/Plateforme — réélue. Candidate RN à 10,55 %. |
| Le Port | Olivier Hoarau | — | Gauche/Plateforme — réélu T1 |
| Saint-Benoît | Patrice Selly | — | UFP — réélu T1 |
| Saint-Joseph | Patrick Lebreton | — | UFP — réélu T1 |
| Saint-Louis | Juliana M’Doihoma | 55,29 % | Droite — réélue T1 |
| L’Étang-Salé | Mathieu Haorau | — | Droite — réélu T1 |
| Saint-Philippe | Olivier Rivière | 53,88 % | Droite — réélu T1 |
| Bras-Panon | Jeannick Atchapa | — | Droite — réélu T1 |
| Salazie | Sidoleine Papaya | — | Droite — réélue T1 |
| Sainte-Rose | Michel Vergoz | — | Centre/Renaissance — réélu T1 |
| L’Entre-Deux | Camille Clain | 52,10 % | NOUVELLE — gauche (Dept.) — bat Bachil Valy (25 ans de mandat) |
| La Plaine-des-Palmistes | Johnny Payet | 59 % | Réélu — classé RN mais sans investiture du parti |
5.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
Participation : 60,37 % (contre 54,16 % en 2020 — nette hausse).[6]
| Commune | Élu(e) | Score | Statut / Faits |
| Saint-Paul | Emmanuel Séraphin | 55,74 % | RÉÉLU — bat Cyrille Melchior (44,26 %). Déroute du chef de file de la droite. |
| Saint-Pierre | David Lorion | 56,01 % | RÉÉLU — droite conserve la 2e ville |
| Saint-André | Joé Bédier | — | RÉÉLU — 34 voix d’avance sur Laurent Virapoullé |
| La Possession | Erick Fontaine | 50,35 % | NOUVEAU — bat sortante Vanessa Miranville de 101 voix. Fusion gauche décisive. |
| Sainte-Marie | Céline Sitouze | 53,51 % | NOUVELLE — 1re femme maire de Sainte-Marie |
| Sainte-Suzanne | Alexandre Laï-Kane-Cheong | 45,30 % | NOUVEAU — bat le favori Frédéric Maillot (député UFP) |
| Saint-Leu | Karim Juhoor | 50,87 % | NOUVEAU — grande surprise : arrivé 3e au T1 |
| Le Tampon | Alexis Chaussalet | 45,29 % | NOUVEAU — 32 ans — met fin au règne de la famille Thien-Ah-Koon (depuis 1989) |
| Cilaos | Laïla Nassibou | 55,52 % | NOUVELLE — 1re femme maire de Cilaos — bat le sortant Jacques Técher |
| Trois-Bassins | Daniel Pausé | 62,19 % | RÉÉLU |
5.4 Analyse politique
À l’issue des deux tours, La Réunion compte 11 communes dirigées par la gauche (sur 24), contre 9 en 2020. La droite conserve 10 communes, le centre 3.
Analyse — La défaite de Cyrille Melchior à Saint-Paul, sur ses propres terres, est le symbole le plus fort du scrutin réunionnais. Malgré une union des droites (avec le retrait de Didier Robert en sa faveur), le chef de file de Nouvel R est battu de près de 11 points. Cette défaite fragilise son leadership et relance les interrogations sur la capacité de la droite réunionnaise à s’unir durablement.
Analyse — Le RN confirme son incapacité à percer dans les communes réunionnaises malgré ses progrès nationaux. À Saint-Denis, la candidate RN n’obtient que 10,55 % face à Ericka Bareigts (62,21 %). La Plaine-des-Palmistes reste son unique ancrage, avec un élu qui n’a pas bénéficié d’investiture officielle du parti.
⬥ Analyse — Les surprises du second tour illustrent la plasticité du vote local réunionnais : Karim Juhoor élu à Saint-Leu après être arrivé 3e au T1 ; Alexis Chaussalet (32 ans) mettant fin à 37 ans de règne de la famille Thien-Ah-Koon au Tampon ; Laïla Nassibou élue à Cilaos seulement deux ans après son entrée en politique.
Bilan — 10 nouveaux maires sur 24 (42 %). Gauche à 11/24. Défaite symbolique de Cyrille Melchior. 6 femmes maires (dont 3 nouvelles). RN sans percée.
Notes et sources du chapitre
[13] Réunion la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/
[14] L’info.re, résultats et analyses. https://www.linfo.re/elections/municipales/2026/
[15] Imazpress, résultats en direct T2. https://imazpress.com/municipales-2026/municipales-second-tour-live
[16] Free Dom, « Droite-gauche quasiment kif-kif : analyse en images ». https://freedom.fr/municipales-2026-droite-gauche-quasiment-kif-kif-notre-analyse-en-images/
VI. MAYOTTE (976) — 17 communes
6.1 Contexte préélectoral
Mayotte, 101e département depuis 2011, connaît une situation sociale et sécuritaire particulièrement difficile : pression migratoire intense, insécurité, sous-équipement chronique. Ces enjeux concrets dominent les campagnes au détriment des clivages nationaux. Deux formations tentent de s’imposer : le MDM (Mouvement pour le Développement de Mayotte) et Les Républicains. Le scrutin se déroule dans des conditions météorologiques difficiles (pluies diluviennes le 22 mars), et des tensions émaillent plusieurs communes (débordements à Dembéni, enquête judiciaire à Bouéni).
6.2 Premier tour — 15 mars 2026
Participation : ~58 % — parmi les plus élevées de France métropolitaine et ultramarines.[7]
3 communes élues dès le T1 : Mamoudzou, Chiconi, M’tsangamouji (sous réserve de recours à Mamoudzou).
| Commune | Élu T1 | Score | Parti |
| Mamoudzou | Ambdilwahedou Soumaïla | 60,9 % | LR — sous réserve de recours judiciaires déposés |
| Chiconi | Mohamadi Madi Ousseni | — | LR |
| M’tsangamouji | Saïd Maanrifa Ibrahima | 58,5 % | — |
→ À Pamandzi, 11 listes s’étaient présentées au T1 — record de fragmentation pour une commune mahoraise.
6.3 Second tour — 22 mars 2026
Participation : ~60–75 % selon les communes.
| Commune | Élu(e) | Score | Statut / Parti |
| Sada | Houssamoudine Abdallah | 52,37 % | RÉÉLU |
| Tsingoni | Hamada Issilamou | 54,26 % | RÉÉLU — LR |
| Koungou | Saïd ‘Raos’ Ahamadi | 52,13 % | NOUVEAU — retour 18 ans après. 3 listes. |
| Dzaoudzi-Labattoir | Freddy Novou | 51,58 % | NOUVEAU — MDM+LR — bat sortant Mikidache Houmadi (48,18 %) |
| Bandraboua | Abd.-Lihariti ‘Maradona’ Antoissi | — | NOUVEAU — LR |
| Bandrélé | Daniel Rama | 52,48 % | NOUVEAU — LR — bat sortant MDM |
| Mtsamboro | Nourdine Chafion | 37,41 % | NOUVEAU — LR — 11 voix d’avance seulement |
| Ouangani | Issoufi Madi | 51,43 % | NOUVEAU — LR — bat sortant MDM (48,57 %) |
| Pamandzi | Issoufi Maandhui | — | NOUVEAU — seule quadrangulaire de Mayotte |
| Bouéni | Ousseni Mihrane | 43,39 % | NOUVEAU — 43 voix d’avance — enquête judiciaire en cours |
| Kani-Kéli | Assadillah Abdourahamani | 43,11 % | NOUVEAU |
| Acoua | Ahmed Darouechi | — | NOUVEAU — ancien maire revenu aux affaires |
| Chirongui | — | — | — |
| Dembéni | Soihibou Hamada | 37,99 % | NOUVEAU — tensions signalées le soir du scrutin |
6.4 Analyse politique
12 communes sur 17 changent de maires — le taux de renouvellement le plus élevé des neuf territoires couverts par ce dossier. Seulement 5 maires sortants sont reconduits.
Analyse — La percée des Républicains est le fait politique majeur de Mayotte en 2026. LR passe de 3 à au moins 7 mairies, conquérant notamment deux communes au MDM (Bandrélé, Ouangani). Ce résultat s’explique par l’ancrage local des candidats LR, leur positionnement ferme sur les questions de sécurité et d’immigration — thèmes centraux dans l’île —, et leur capacité à tisser des alliances tactiques.
⬥ Analyse — Cette percée LR à Mayotte contraste avec les résultats nationaux, où le parti souffre de la concurrence de l’UDR d’Éric Ciotti. Elle illustre la spécificité politique mahoraise, où les dynamiques locales de sécurité et de développement priment sur les clivages hexagonaux.
Analyse — Le MDM perd ses trois mairies sortantes et n’en gagne qu’une nouvelle (Dzaoudzi-Labattoir, en alliance avec LR). Ce résultat marque un coup d’arrêt sérieux pour le mouvement local mahorais.
Bilan — 12 nouveaux maires sur 17 (71 %). LR dominant (3→7+ mairies). MDM affaibli. Contentieux judiciaires à Mamoudzou et Bouéni.
Notes et sources du chapitre
[17] Mayotte la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/
[18] Mayotte Hebdo, « 2ème tour : le retour inattendu des formations politiques ». https://www.mayottehebdo.com/actualite/politique/election-municipale/2eme-tour-des-elections-municipales-2026-le-retour-inattendu-des-formations-politiques/
[19] Outremers360, « Municipales 2026 à Mayotte : participation record et recomposition politique ». https://outremers360.com/bassin-indien-appli/municipales-2026-a-mayotte-participation-record-et-recomposition-politique
Zone 5 — Pacifique
VII. NOUVELLE-CALÉDONIE (988) — 33 communes
7.1 Contexte préélectoral
La Nouvelle-Calédonie aborde ces élections dans un contexte exceptionnel, directement marqué par les violences insurrectionnelles de mai-juin 2024 — les plus graves depuis Ouvéa (1988) — qui ont coûté plus de dix vies, détruit des centaines d’entreprises et fracturé le tissu social, notamment dans l’agglomération de Nouméa.
Les accords de Bougival-Élysée-Oudinot (signés en janvier 2026 entre l’État, l’UNI et les formations loyalistes) divisent profondément le camp indépendantiste : acceptés par l’UNI (Palika, UPM), ils sont rejetés par l’UC-FLNKS. Fait inédit : UNI et UC-FLNKS présentent des listes distinctes dans toutes les communes pour la première fois de leur histoire commune.
Corps électoral : les élections municipales relèvent du corps électoral général (220 624 inscrits), contrairement aux élections provinciales qui disposent d’un corps électoral spécial plus restrictif. Les résultats municipaux ne peuvent donc pas être directement comparés aux provinciales.
7.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 56,08 % (contre 52,87 % en 2020).[8]
Résultat : 8 communes élues dès le T1 (contre 11 en 2020). 25 communes au second tour.
| Commune | Élu T1 | Score | Nuance / Information |
| Lifou (5e commune) | Pierre Qaeze | 57,69 % | UC-FLNKS — majorité sortante |
| Touho | Donald Soekir | 53,96 % | UC — bat le maire sortant UNI |
| Yaté | Louis Pidjot Homou | 59,76 % | FLNKS — commune minière du Sud |
| Hienghène | Mireille Tjibaou | 51,91 % | UC — fief de la famille Tjibaou |
| Farino | Luté Barbou | 29,7 % | Union Rassemblement-Loyalistes — 2 voix d’avance |
| Moindou | Léon Peyronnet | — | Réélu de justesse — 4e mandat |
| Belep | — | — | Petite commune — tour unique |
| Sarraméa | — | — | Election reportée faute de quorum le 22 mars |
→ À Nouméa, Sonia Lagarde manque le T1 de seulement 8 voix (49,98 % — 16 402 voix obtenues, 16 410 nécessaires). En 2020, elle avait été réélue au T1 avec 63,93 %.
→ À Dumbéa (2e ville), Cynthia Jan (Loyalistes) arrive en tête avec 39,62 % au T1, devant le maire sortant Yoann Lecourieux (18,98 %).
7.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
Participation : 58,9 % (forte dans la brousse : Poum 86,4 %, Kaala-Gomen 83,85 %).[9]
Grand Nouméa — victoire totale des Loyalistes
| Commune | Élu(e) | Score | Statut |
| Nouméa (1re ville) | Sonia Lagarde | 61,99 % | RÉÉLUE (3e mandat) — Loyalistes. L’appel au vote blanc de l’UC recueille ~3 %. |
| Dumbéa (2e ville) | Cynthia Jan | — | NOUVELLE — Loyalistes. Bat Yoann Lecourieux après quinquangulaire. |
| Mont-Dore | Nina Julié | — | NOUVELLE — Loyalistes. Fief du Rassemblement depuis 1983. |
| Païta (3e ville) | Antoine Romain | 43,2 % | RÉÉLU — majorité sortante — quadrangulaire. |
Brousse et Îles
| Commune | Élu(e) | Score | Statut / Nuance |
| Canala | Caril Beronon | 50,5 % | NOUVEAU — bat G. Tyuienon (UC-FLNKS, 25 ans) de 29 voix |
| Koné (Province Nord) | Mike Samadi | — | NOUVEAU — sans étiquette. Fin de ~60 ans d’administration indépendantiste. |
| Poindimié | Paul Néaoutyine | 35,7 % | RÉÉLU — UNI — regagne au T2 face à Watanabe |
| Houaïlou | Pascal Sawa (FLNKS) | 59,3 % | RÉÉLU |
| Ouvéa | Maurice Tillewa | 48,5 % | RÉÉLU — UC-FLNKS |
| Maré | Robert Cawidrone | 46,72 % | NOUVEAU — Dyn. Autochtone. Bat Maryline Sinewami (UC-FLNKS), seule femme maire des Loyauté. |
| Kaala-Gomen | Alain Levant | 48,17 % | RÉÉLU — 37 ans de mandat (record partagé avec Néaoutyine) |
| La Foa | Stevens Kaouda | 56,8 % | NOUVEAU — bat Florence Rolland (fief historique de Calédonie Ensemble) |
| Poum | Marc Tidjine | 55,6 % | NOUVEAU — bat sortante Henriette Tidjine-Hmae |
| Ile des Pins | Régis Wadieme Vendegou | 46,03 % | NOUVEAU — liste fusionnée |
7.4 Analyse politique
Analyse — La victoire totale des Loyalistes dans le Grand Nouméa est le résultat le plus net de ce scrutin calédonien. Après avoir emporté Nouméa (61,99 %), Dumbéa et le Mont-Dore (fief du Rassemblement depuis 1983), les Loyalistes contrôlent désormais l’ensemble de l’agglomération. Cette victoire est directement liée au contexte post-émeutes de 2024 et au soutien aux accords de Bougival.
Analyse — Les duels fratricides entre UNI et UC-FLNKS dans la brousse ont produit des résultats contrastés mais ont globalement affaibli les deux courants face aux listes adverses. À Koné, pour la première fois depuis soixante ans, ni l’UNI ni l’UC ne gouverne la commune — un signal politique fort.
⬥ Analyse — Ces résultats s’inscrivent directement dans le processus institutionnel en cours. Le projet de loi constitutionnelle lié aux accords de Bougival-Élysée-Oudinot était programmé à l’Assemblée nationale dans les jours suivant le scrutin. Les Loyalistes l’instrumentalisent immédiatement : « les électeurs ont massivement plébiscité le camp pro-Bougival. »
Bilan — ~12 nouveaux maires sur 33. Loyalistes dominants dans le Grand Nouméa. Fracture indépendantiste UNI/UC-FLNKS confirmée. Scrutin articulé aux enjeux institutionnels.
Notes et sources du chapitre
[20] NC la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/
[21] Outremers360, « Municipales 2026 en Nouvelle-Calédonie : recomposition et accords de Bougival ». https://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/municipales-2026-en-nouvelle-caledonie-recomposition-et-accords-de-bougival-et-elysee-oudinot-en-lame-de-fond
[22] Parlons Politique, résultats Grand Nouméa. https://www.parlons-politique.fr/elections/municipales-2026-en-nouvelle-caledonie-ecrasante-victoire-des-non-independantistes
[23] Khâgne aux antipodes, analyse T2. https://khagne98800.wordpress.com/2026/03/23/le-resultat-des-elections-municipales-en-nouvelle-caledonie-23-mars-2026/
VIII. POLYNÉSIE FRANÇAISE (987) — 48 communes
8.1 Contexte préélectoral
La Polynésie française présente une configuration bipolaire entre autonomistes (Tapura Huiraatira d’Édouard Fritch) et indépendantistes (Tavini Huiraatira d’Oscar Temaru), mais avec des partis fortement fragmentés au moment du scrutin. Depuis leur victoire aux territoriales de 2023, les indépendantistes du Tavini gouvernent la Polynésie : ces municipales constituent donc leur premier test en position de gouvernement.
215 521 électeurs sont inscrits dans 48 communes réparties sur cinq archipels (Îles de la Société, Tuamotu-Gambier, Marquises, Australes, Îles Sous-le-Vent). La géographie polynésienne impose des particularités fortes : des communes de quelques centaines d’habitants dans des atolls isolés, où le vote est une affaire de proximité, de familles et de réseaux.
Deux fractures traversent le scrutin : une division interne au Tavini entre courant modéré et courant radical (qui produit des listes concurrentes) ; et une dispersion des forces autonomistes qui se présentent séparément, à la différence des législatives 2024.
8.2 Résultats du premier tour — 15 mars 2026
Participation : 61,94 %.[10]
Résultat : 17 maires élus dès le T1 sur 33 communes >1 000 hab. (52 %). 16 communes au second tour.
| Commune | Élu(e) T1 | Score | Nuance |
| Faa’a | Oscar Temaru | — | Tavini — 8e mandat |
| Pirae | Édouard Fritch | 59,5 % | Tapura — réélu, ex-président de Polynésie |
| Punaauia | Simplicio Lissant | 66,3 % | Tapura — score le plus élevé du territoire |
| Arue | Teura Iriti | 63,5 % | Tapura — réélue |
| Paea | Tepuaraurii Teriitahi | 52,5 % | Tapura+A Here — bat Antony Géros (Tavini/38,7 %). Événement politique majeur. |
| Bora-Bora | Gaston Tong Sang | — | Tapura — réélu |
| Uturoa | Matahi Brotherson | — | Tapura — réélu |
| Nuku-Hiva (Marquises) | Benoît Kautai | — | Tapura — réélu |
| Huahine | Marcelin Lisan | — | Tapura — réélu |
| Teva I Uta | Tearii Alpha | — | Tapura — réélu |
| Taputapuatea | Thomas Moutame | — | Tapura — réélu |
| Mahina | Damas Teuira | 51,6 % | Réélu — bat l’ancien maire Émile Vernaudon |
| Hao | Yseult Butcher | 50,1 % | Réélue de justesse |
→ À Paea, Antony Géros, président de l’Assemblée de Polynésie et numéro 2 du Tavini (pressenti pour succéder à Oscar Temaru), est battu dès le T1 avec seulement 38,7 % face à l’alliance autonomiste (52,5 %).
8.3 Résultats du second tour — 22 mars 2026
Participation : 68,2 % (contre 61,94 % au T1 — forte mobilisation). En 2020 : 62,52 %.[11]
| Commune | Élu(e) | Score | Statut |
| Papeete (capitale) | Rémy Brillant | 43,44 % | NOUVEAU — quadrangulaire sans alliance. Bat Le Gayic (23,5 %), Temeharo (22,7 %), Nena (11,4 %) |
| Papara | Mike Teissier | 46,82 % | NOUVEAU — bat Béatrice Legayic (35,8 %). Sortante Sonia Putoa-Taaê éliminée. |
| Moorea-Maiao | Evans Haumani | 29,3 % | RÉÉLU — pentangulaire. 286 voix d’avance sur Christiane Kelley (Tavini/26,4 %). |
| Taiarapu-Est | Willy Chung Sao | 46,3 % | NOUVEAU — bat sortant Anthony Jamet (Tapura/12,4 %) |
| Taiarapu-Ouest | Faana Taputu | 41,24 % | NOUVELLE — bat sortant Tetuanui Hamblin (38,98 %) — 100 voix d’écart |
| Hitiaa O Te Ra | Henri Flohr | 51,31 % | RÉÉLU — bat coalition de fusions |
| Maupiti | Mareto Atuahiva | 58,37 % | NOUVEAU — bat sortant Tapura Woullingson Raufauore |
| Tubuai (Australes) | Fernand Tahiata | 56,1 % | RÉÉLU — score le plus élevé du T2 |
| Manihi (Tuamotu) | Herman Lancelle | — | NOUVEAU — 2 voix d’avance seulement |
| Tumaraa | Martial Teroroiria | — | NOUVEAU — sortant Cyrille Tetuanui condamné en cassation |
| Makemo | Vaitiare Fournier | 51,56 % | NOUVELLE — fusion décisive — bat sortant Tapura |
| Arutua | Reupena Taputuarai | 100 % | RÉÉLU — liste unique au T2. Bulletins blancs nombreux. |
→ À Rangiroa et Arutua : irrégularités signalées (doubles candidatures). Le tribunal administratif dispose de trois mois pour se prononcer.
8.4 Analyse politique
Analyse — Le Tavini Huiraatira sort affaibli de ces municipales alors qu’il gouverne la Polynésie depuis 2023. Les défaites s’accumulent : Géros battu à Paea dès le T1, Le Gayic défait à Papeete, des sortants éliminés aux Tuamotu. Oscar Temaru lui-même qualifie le bilan de « recul ».
Analyse — Les raisons de ce recul sont multiples : divisions internes (listes concurrentes à Pirae et Papeete), poids du bilan de gouvernance, et nature du scrutin municipal qui favorise les notables locaux au détriment des appareils partisans.
⬥ Analyse — Le politologue Naui Tepa : « Les élections municipales en Polynésie française restent avant tout une affaire de proximité, de familles et de réseaux locaux bien plus que de partis — même si les nuances Tavini et Tapura continuent de structurer discrètement les alliances dans plusieurs communes des îles du Vent. »
Analyse — Le Tapura d’Édouard Fritch sort renforcé dans ses bastions mais sans victoire écrasante. La victoire de Tepuaraurii Teriitahi à Paea est immédiatement instrumentalisée en vue des territoriales de 2028.
Bilan — ~15 nouveaux maires. Tavini en recul malgré son positionnement gouvernemental. Tapura résistant dans ses bastions. Scrutin très personnalisé dans les archipels éloignés.
Notes et sources du chapitre
[24] Polynésie la 1ère, soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/polynesie/
[25] Outremers360, « Prime aux sortants, recul indépendantiste ». https://outremers360.com/bassin-pacifique-appli/municipales-2026-en-polynesie-prime-aux-sortants-recul-independantiste-et-participation-en-hausse
[26] La Dépêche de Nouméa, « Polynésie : la gifle électorale qui frappe le Tavini ». https://ladepeche.nc/2026/03/17/polynesie-la-gifle-electorale-qui-frappe-le-tavini
[27] Parlons Politique, « Géros battu à Papeete ». https://www.parlons-politique.fr/elections/municipales-en-polynesie-le-tavini-recule-antony-geros-battu-a-papeete_9568/
Chapitre final — Territoires sans élections municipales
Trois territoires ultramarins français ne participent pas aux élections municipales de mars 2026 : Saint-Barthélemy et Saint-Martin (Caraïbes) et Wallis et Futuna (Pacifique). Leur point commun : l’absence de communes au sens du droit électoral français. Cette singularité institutionnelle est documentée ci-après.
Fondement juridique — Le droit électoral municipal est une compétence régalienne de l’État, non transférable aux collectivités (art. 74 de la Constitution). L’absence de communes dans ces trois territoires résulte de leur statut de collectivité d’outre-mer, développé en dehors du découpage communal hexagonal.
IX. SAINT-BARTHÉLEMY — Collectivité d’outre-mer (Caraïbes)
Saint-Barthélemy est une collectivité d’outre-mer depuis le 15 juillet 2007, date à laquelle elle a été séparée de la Guadeloupe dont elle était une commune. L’île compte environ 10 000 habitants permanents, mais accueille un tourisme haut de gamme très développé qui en fait un territoire à la fiscalité très avantageuse.
Depuis 2012, Saint-Barthélemy a délibérément choisi de quitter l’Union européenne afin de préserver son régime fiscal (absence de TVA, pas d’impôt sur le revenu ni sur les sociétés pour les résidents de longue date). Elle conserve néanmoins le statut de Pays et Territoire d’Outre-Mer (PTOM) de l’UE, reste dans la zone euro, et ses habitants sont citoyens français et européens.
| Organe | Composition | Mode d’élection | Fréquence | Prochaine élection |
| Conseil territorial | 19 conseillers | Scrutin proportionnel de liste à 2 tours | Tous les 5 ans | 2027 |
| Président du Conseil territorial | Élu par le Conseil | Suffrage indirect | À chaque installation | — |
→ Les dernières élections territoriales à Saint-Barthélemy ont eu lieu en mars 2022. Xavier Lédée (Saint-Barth d’Abord) est président du Conseil territorial depuis avril 2022.
→ Saint-Barthélemy partage une circonscription législative avec Saint-Martin pour l’Assemblée nationale, et dispose d’un sénateur.
X. SAINT-MARTIN — Collectivité d’outre-mer (Caraïbes)
Saint-Martin est une collectivité d’outre-mer depuis le 15 juillet 2007, également séparée de la Guadeloupe. L’île compte environ 40 000 habitants. Elle fait partie de l’Union européenne (région ultra-périphérique). L’île est partagée depuis le Traité de Concordia de 1648 avec les Pays-Bas (Sint Maarten) — la frontière n’est pas matérialisée et il n’y a pas de contrôle douanier entre les deux parties.
| Organe | Composition | Mode d’élection | Fréquence | Prochaine élection |
| Conseil territorial | 23 conseillers | Scrutin proportionnel de liste à 2 tours | Tous les 5 ans | 2027 |
| Président du Conseil territorial | Élu par le Conseil | Suffrage indirect | À chaque installation | — |
→ Les dernières élections territoriales à Saint-Martin ont eu lieu en mars 2022. Louis Mussington (RRR — Rassemblement Responsabilité Réussite) est président du Conseil territorial depuis avril 2022.
Particularité — L’île partagée avec les Pays-Bas (Sint Maarten) crée des enjeux spécifiques en matière de gestion foncière, sécurité et fiscalité. Le Conseil territorial de Saint-Martin doit gérer ces questions en lien avec les autorités néerlandaises, sans frontière physique ni douane.
XI. WALLIS ET FUTUNA — Collectivité d’outre-mer (Pacifique)
Wallis et Futuna est une collectivité d’outre-mer régie par la loi statutaire du 29 juillet 1961. Située dans le Pacifique Sud entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti, elle compte environ 11 000 habitants sur trois îles principales. C’est le seul territoire français à ne pas faire partie de l’Union européenne (statut PTOM) et le seul à maintenir pleinement des institutions monarchiques coutumières reconnues par l’État.
Institution coutumière unique — Wallis et Futuna est gouvernée par trois rois (un Lavelua à Wallis, et deux souverains à Alo et Sigave à Futuna), désignés au sein de familles nobles selon la coutume. Ces rois président les conseils de leurs circonscriptions et siègent de droit au Conseil territorial aux côtés de l’administrateur supérieur représentant l’État.
| Organe | Composition | Mode d’élection | Fréquence | Prochaine élection |
| Assemblée territoriale | 20 conseillers territoriaux répartis dans 5 circonscriptions (Hihifo, Hahake, Mua, Alo, Sigave) | Scrutin proportionnel de liste à un tour | Tous les 5 ans | 2027 |
| Conseil territorial | Administrateur supérieur + 3 rois coutumiers | Coutumier pour les rois / nommé pour l’État | Non électif | — |
→ Les dernières élections territoriales à Wallis et Futuna ont eu lieu le 20 mars 2022. Les prochaines sont prévues en 2027. Il n’y avait donc aucune élection à Wallis et Futuna en mars 2026.
→ Wallis et Futuna est représenté au Parlement français par 1 député et 1 sénateur. C’est la 2e moins peuplée des circonscriptions législatives françaises.
Tableau de synthèse institutionnelle — 5 territoires
| Territoire | Zone | Statut const. | Organe délibérant | Élections en 2026 ? | Prochaines élections |
| St-Barthélemy | Caraïbes | COdoutre-mer art. 74 | Conseil territorial (19) | Non | 2027 |
| Saint-Martin | Caraïbes | COdoutre-mer art. 74 | Conseil territorial (23) | Non | 2027 |
| Wallis et Futuna | Pacifique | COdoutre-mer — Loi 1961 | Assemblée territoriale (20) | Non | 2027 |
| Nouvelle-Calédonie | Pacifique | Titre XIII — Accord Nouméa | Congrès + 3 assemblées prov. | Oui — municipales | Provinciales 2029 (approx.) |
| Polynésie française | Pacifique | COdoutre-mer art. 74 — LO 2004 | Assemblée de Polynésie (57) | Oui — municipales | Territoriales 2028 |
Synthèse comparative et enseignements
Six lectures transversales
1. Un renouvellement inédit des exécutifs locaux
L’ensemble des neuf territoires dotés de communes connaît un renouvellement de leurs équipes dirigeantes supérieur à la moyenne des mandatures précédentes. Ce mouvement est le plus marqué à Mayotte (71 % de nouveaux maires), en Polynésie française, à La Réunion (42 %) et en Martinique (35 %). Il traduit une attente de changement face à des difficultés sociales et économiques structurelles persistantes.
2. La progression de la participation
Tous les territoires enregistrent une hausse de la participation par rapport à 2020 (scrutin perturbé par la pandémie). La Réunion se distingue avec 60,37 % au second tour. La Polynésie française atteint 68,2 %. Mayotte frôle les 75 %. Ce regain civique est un signal positif pour la démocratie locale ultramarine.
3. La féminisation — progrès réels, insuffisants
Analyse — La féminisation des exécutifs locaux progresse en Martinique (8 femmes maires, 25 %) et à La Réunion (6 femmes maires, 25 %). Mais elle recule fortement en Guadeloupe (7→3). En Guyane, le nombre de femmes maires diminue légèrement. L’objectif de parité reste très distant dans l’ensemble des territoires.
4. Le recul des partis nationaux
Analyse — Une tendance commune à tous les territoires est l’affaiblissement de la structuration partisane nationale au profit de listes citoyennes et de mouvements locaux. Seule exception : Mayotte, où LR sort nettement renforcé avec une stratégie d’ancrage local délibérée.
5. La judiciarisation croissante
Les élections de 2026 sont marquées par un nombre élevé de recours judiciaires : La Réunion (9 recours), Guadeloupe (7 recours), Guyane (6 recours après le T1), Mayotte (enquêtes à Bouéni et Mamoudzou), Polynésie (Arutua, Rangiroa). Cette judiciarisation croissante interroge sur les conditions d’organisation des scrutins et le renforcement nécessaire des garanties démocratiques.
6. Des enjeux ultramarins transversaux pour la mandature 2026–2032
Analyse — Les maires nouvellement élus héritent d’agendas locaux chargés : gestion de l’eau en Guadeloupe, vie chère aux Antilles, pression migratoire et sécurité à Mayotte, défi des distances en Guyane, transition énergétique à La Réunion, enjeux institutionnels en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie. Ces réalités façonneront les conditions de réélection — ou non — des nouvelles équipes en 2032.
Tableau de recomposition par territoire
| Territoire | Forces renforcées | Forces affaiblies | Fait marquant |
| Guadeloupe | GUSR (Mado à Baie-Mahault) | Ary Chalus/FGPS | Défaite d’Ary Chalus dans son fief |
| Martinique | PPM (survie à FdF), Péyi-a, PLP | Élus CTM, partis historiques | 14 ballottages — inédit depuis 1971 |
| Guyane | Listes locales / jeunes candidats | Majorités sortantes | Alternance à Saint-Laurent et Maripasoula |
| St-Pierre-et-Miq. | — | — | Stabilité totale — maires sortants reconduits |
| La Réunion | PS/Plateforme (11/24), UFP | Droite/Nouvel R | Défaite de Cyrille Melchior à Saint-Paul |
| Mayotte | LR (3→7+ mairies) | MDM (3 mairies perdues) | Taux de renouvellement le plus élevé (71 %) |
| Nouvelle-Calédonie | Loyalistes (Grand Nouméa) | UC-FLNKS (recul en brousse) | Contrôle total du Grand Nouméa par les Loyalistes |
| Polynésie française | Tapura (bastions), A Here ia P. | Tavini (recul en tant que parti gouvernant) | Défaite d’Antony Géros dès le T1 à Paea |
Bibliographie
Sources consultées pour la rédaction de ce dossier. Toutes les informations ont été synthétisées et reformulées par IDRECOM. Aucun texte n’a été reproduit par copié-collé.
Sources officielles
→ Ministère de l’Intérieur — Résultats officiels des élections municipales 2026. https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/
→ Ministère de l’Intérieur — Bilan chiffré T1 et T2. https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques-de-presse/elections-municipales-et-communautaires-2026-bilan-chiffre
→ data.gouv.fr — Résultats du premier tour, élections municipales 2026. https://www.data.gouv.fr/datasets/elections-municipales-2026-resultats-du-premier-tour
→ Préfecture de Guadeloupe — Résultats complets. https://www.guadeloupe.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Vie-democratique/Elections/Elections-locales-2026/
→ Préfecture de Guyane — Résultats élections municipales 2026. https://www.guyane.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Elections/Elections-municipales-2026
→ Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie — Résultats. https://www.nouvelle-caledonie.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Elections/Elections-2026/Elections-municipales-2026/Resultats
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→ Services de l’État à Wallis et Futuna — Publications. https://www.wallis-et-futuna.gouv.fr/Publications/Resultats-d-elections
Médias locaux — Zone Antilles-Guyane
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→ Imazpress (La Réunion) — Résultats en direct. https://imazpress.com/article/municipales-2026
→ Free Dom (La Réunion) — Analyse politique post-T2. https://freedom.fr/municipales-2026-droite-gauche-quasiment-kif-kif-notre-analyse-en-images/
→ Antenne Réunion — Analyses. https://www.antennereunion.fr/
→ Mayotte la 1ère — Soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/
→ Mayotte Hebdo — Analyses politiques T2. https://www.mayottehebdo.com/
Médias locaux — Zone Pacifique
→ NC la 1ère — Soirées électorales T1 et T2, analyses. https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/
→ Polynésie la 1ère — Soirées électorales T1 et T2. https://la1ere.franceinfo.fr/polynesie/
→ La Dépêche de Nouméa — « La gifle électorale qui frappe le Tavini ». https://ladepeche.nc/2026/03/17/polynesie-la-gifle-electorale-qui-frappe-le-tavini
→ Wallis et Futuna la 1ère. https://la1ere.franceinfo.fr/wallisfutuna/
Médias et analyses trans-territoriaux
→ Outremers360 — Analyses et résultats pour tous les territoires. https://outremers360.com/
→ Outre-mer la 1ère — Synthèses outre-mer. https://la1ere.franceinfo.fr/politique/elections/elections-municipales
→ Maire-Info — « Martinique et Guadeloupe plutôt à gauche, Mayotte plutôt à droite ». https://www.maire-info.com/elections-municipales/
→ Parlons Politique — Analyses détaillées Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Guadeloupe. https://www.parlons-politique.fr/
→ Ipsos bva — Analyse de Brice Teinturier, T1 2026. https://www.ipsos.com/fr-fr/municipales-2026-entre-abstention-record-au-1er-tour-et-recomposition-politique
Sources institutionnelles
→ Assemblée territoriale de Wallis et Futuna — Organisation. https://www.assembleeterritoriale.wf/assemblee/organisation-politique
→ Outre-mer.gouv.fr — Élections territoriales 2022 Wallis et Futuna, Saint-Martin, Saint-Barthélemy. https://www.outre-mer.gouv.fr/les-elections-territoriales-de-saint-barthelemy-saint-martin-saint-pierre-et-miquelon-et-des-iles
→ DROM-COM.fr — Système électoral de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna. https://www.drom-com.fr/articles/le-systeme-electoral-de-lassemblee-territoriale-de-wallis-et-futuna-39.htm
→ Khâgne aux antipodes — Analyse post-T2 Nouvelle-Calédonie. https://khagne98800.wordpress.com/2026/03/23/le-resultat-des-elections-municipales-en-nouvelle-caledonie-23-mars-2026/
→ Wikipédia — Élections municipales 2026 par territoire (consultés fin mars 2026). Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon.
Dossier d’archives IDRECOM — Version définitive — 31 mars 2026
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